Texte méditatif : Une cage solide et opaque

Texte méditatif libre d'interprétation

Dans ce texte méditatif, je laisse libre court à l’interprétation. L’histoire peut se lire sous différents points de vue. C’est à vous d’en tirer le sens… Ne vous torturez pas l’esprit, laissez simplement un temps de silence vous guider en fin de lecture.

Une cage solide et opaque

Il était une fois un monde infini et sans frontières… Il avait été conçu pour offrir une totale liberté aux êtres qui allaient y habiter. Mais, très vite ces êtres ont été pris d’une terrible peur devant l’immensité qui s’ouvrait à eux.

Terrorisés, ils prirent la décision de s’enfermer dans une cage solide et opaque.

 

Avec le temps, ils oublièrent l’extérieur et pensèrent que le monde ne se résumait qu’à cette cage. 

Les premiers se sentirent à l’étroit. Ils prirent peur une seconde fois de se voir étouffer au sein de ce si petit espace. Alors ceux-ci en petit nombre, pris d’une profonde angoisse, décidèrent de s’approprier une partie de la cage dans laquelle ils avaient un peu plus de liberté. 

 

Peu de temps après, d’autres êtres virent également qu’ils étaient à l’étroit. Pris de la même folie ils voulurent également s’approprier un territoire. Mais chacun avait l’impression que l’autre prenait plus d’espace, alors ils s’engagèrent dans un combat terrible et sans fin. Ils s’empoisonnèrent les uns les autres, ils avaient rendu cette cage encore plus invivable qu’elle ne l’était à sa création.

 

Le temps passa, mais pas la souffrance. 

 

Pendant que certains se battaient toujours, d’autres crièrent à la paix, et firent régner l’entente. Plus que ça, ils avaient tissé un lien fort qui les avait mené à l’équilibre, à une profonde harmonie. Ces mêmes êtres levèrent alors le voile sur la peur qui les avait aveuglé jadis. Ils découvrirent l’illusion, et ensemble quittèrent cette cage et acceptèrent la liberté sans limite qu’ils avaient alors retrouvé. 

 

* * *

 

Cette histoire, je l’ai vu tant de fois se répéter, parfois n’a-t-elle commencée sans  jamais trouver de fin. Mais il est naturel je dois dire, pour l’oiseau, d’avoir peur de s’envoler la première fois. 

 

Elohriël 

 

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