Le Pardon

« On ne peut pas en vouloir à quelqu’un qui est en difficulté. »

Au moment où je suis en train de vous écrire cet article, je viens de vivre un événement qui aurait pu m’inciter à rejeter la faute sur ceux qui m’ont causé du tort.

J’en ai déjà voulu énormément à ces personnes-là. Elles m’ont tant fait souffrir.

Cette fois-ci quelque chose avait cependant changé, je m’en suis mieux tiré que d’habitude.

Le Pardon, un outil de guérison, un outil pour affronter les vagues de la vie

 

J’ai une fois lu dans un des livres de ma bibliothèque (je ne sais plus lequel) : « on ne peut pas éviter les vagues, mais on peut apprendre à surfer »…. Aujourd’hui j’ai remarqué que ma planche de surf était le pardon, l’acceptation dans un sens plus large.

Nous humains, avons souvent tendance à rejeter la faute sur autrui ou la faute aux événements. Nous avons tous à un moment donné pensé : « c’est de sa faute si je souffre, c’est à cause de cela si je ne peux pas me sentir bien. »

Je dois avouer que mes connaissances dans le domaine de la bioénergétique m’ont beaucoup aidé à passer l’événement au niveau de la charge émotionnelle. ( En l’espace d’une heure ou deux c’était quasiment réglé ! ) Mais ces connaissances, cela fait un moment que je les ai. Elles sont des outils de guérison, de réparation. Pourtant elles n’avaient jamais fonctionné aussi bien ! Étrange me direz-vous ? Je ne crois pas …

Le pardon/acceptation est un des plus grands outils de guérison qui puisse exister. À son inverse, la non-acceptation de l’événement et/ou de la/les personne(s), nous retient à la vague et nous fait chavirer.

Pour citer une référence… Je peux comprendre l’importance donnée au Pardon dans la religion Chrétienne. Bien que souvent mystifiée, incomprise, ou déformée avec le temps… cette notion est dès les origines une pierre d’angle de cette foi, qui a mon sens est largement justifiable – car importante à mes yeux aussi. Le pardon amène à la paix, cela ne fait nul doute en mon Cœur.

 

Ce qui m’a permis de pardonner

J’ai maintes et maintes fois tenté de régler cette histoire-ci, qui au final n’est pas vraiment la mienne mais qui pourtant m’affecte. ( J’imagine que vous êtes nombreux à reconnaître des scénarios similaires au sein de vos propres vies. ) J’ai échoué, ou plutôt j’en ai déduit que ce n’était pas un échec, car le sort ne dépendait pas de moi. 

La seule chose que je pouvais faire c’est m’en préserver, notamment en pardonnant à moi-même, aux autres, à la vie, pour toutes ces choses que j’expérimente et qui me font souffrir ; mais dont le salut de cette souffrance réside dans un chemin personnel qui passe par l’acceptation et le pardon. (Pour moi les deux termes sont liés)

le chemin du pardon

Le chemin vers mon pardon (qui n’est jamais acquis dans sa totalité, mais que l’on découvre un peu plus à chaque fois), à été semé de multiples étapes de compréhension :

Tout d’abord j’ai compris que la souffrance fait partie de l’existence. De la mienne, de celle des autres. Qu’elle est parfois un moyen de faire bouger les choses. Que parfois certaines personnes font le choix (conscient ou inconscient) de souffrir et faire souffrir.

Ensuite par cette volonté forte de ne plus souffrir, ou du moins le moins possible…. ( puisque ne plus souffrir implique l’absence totale de résistance au sein de l’esprit, … et j’en suis encore très loin croyez-moi ! ) Ceci induit aussi le fait que si je veux sortir de la souffrance, alors de cette volonté naît aussi la volonté de ne plus la nourrir.

Pour finir, je dirais que ce qui m’a été révélé aujourd’hui a été un grand bond en avant. C’est la phrase au début de l’article : « On ne peut pas en vouloir aux personnes en difficultés »

À ce moment ou cette phrase s’est formée dans mon esprit, au moment de cette prise de conscience. J’ai ressenti en moi une extrême compassion que je compte cultiver. Cette compassion que j’ai ressenti a été comme le don d’un précieux joyau pour mon Cœur. Un joyau magique capable d’embaumer et réparer toutes les blessures.

Pardonner… Ça n’allait pas régler le problème. Ce pardon n’allait pas être une arme permettant de combattre le mal. Mais un baume apaisant. Avec lequel plus aucune blessure ne serait trop grande pour être soignée.

 

Par le pardon, voir le monde avec acceptation, d'un œil plus doux et bienveillant

À présent je pense à ce que je peux faire de ce pardon. Je pense à la façon qu’il va modifier ma vision de la société, des gens partout autour de moi.

Nous ne pouvons pas en vouloir à un enfant de se tromper, d’échouer sans cesse sur le même exercice. À un tel point que cela puisse paraître interminable, qu’il ne puisse jamais le réussir. Et pourtant c’est la violence que nous nous infligeons les uns aux autres.

Cela n’enlève rien à l’importance qu’un exercice puisse être réussi au bout du compte. Mais ça enlève le poids que l’on rajoute en plus, le poids que l’on se rajoute sur le dos alors que nous-même, nous avons des tonnes d’autres exercices à résoudre.

 

 

Elohriël

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